mercredi 15 octobre 2008

La loi et l'ordre, ...ou pas.

L'éxcitation. L'attente. L'envie. Voilà ce que provoquait le dernier face à face De Niro/Pacino. Puis j'appris que le réalisateur se nommait Jon Avnet. Sombre tâcheron hollywoodien comme il en existe 1000 (Roger Spotiswood, Andrew Davis, Peter Hyams, John Badham, brett rattner, roland emerich,...). Bon, tout le monde a droit à une nouvelle chance. Avnet, peut-être transcendé par ses deux interprètes principaux, sans aller jusqu'à Heat, va nous trousser un bon polar. Et tout commence comme un Seagal des années 80. Les deux flics, coéquipiers depuis 30 ans, s'amusent à vider des chargeurs dans le stand de tire du NYPD, pendant que défile un générique dégueu. Très vite on comprend que le voyage sera long et fatiguant. Rien ne justifie la présence de ces deux légendes. Rien dans leur interprétation ne laisse à penser qu'il sont là pour autre chose que le bonheur de jouer ensemble. Mais donner la réplique (pourrie) à un pote pendant deux heures, ça fait pas un bon film. L'intrigue est complètement naze, sans intérêt, absurde et vous vous doutez bien que c'est le genre de film ou t'as 15 rebondissements à la fin mais t'as deviné depuis 1h qui est le tueur. Rien à sauver dans cette pitoyable série B qui fait échos à tous ces films de studio où tu te demande "mais pourquoi" (ex: Le chacal, code mercury, 15 minutes...)? Pourquoi, ouais putain, pourquoi les bons acteurs vont se perdre là-dedans. On savait que Avnet se transformerai pas en Mann, mais quand même, c'est même pas digne de 48h question caméra, et bon, pour le scénar, je reviendrait pas dessus, mais sur la tête de tous les membres du Club que ce qu'on écrit est meilleur. À voir pour le croire, les scènes dans le club de 50 Cents (bon comme tabouret ikea) sont si moches, avec ralentis pourraves et montage "on s'en branle de la logique" que c'en devient plus drôle. Assurément pas un nanar. Un vrai film de merde.

Pffffff, j'ai eu de la peine en voyant Pacino, notre Pacino, griller tant de classe dans les fringues hideuses de son personnage. Quand à Bob, son chemin de croix continu. On dirait que c'est pas fini.





Mais regardez bien ces deux ganaches, ils peuvent pas partir là-dessus bordel de merde.


Snake Eyes

4 commentaires:

Mazz a dit…

J'ai partagé cette triste séance (et opinion par conséquent) avec mon collègue qui aurait préféré voir ce Navet (Avnet ?) sur M6 plutôt que l'Armée Dorée !

Mais citer John Badham (Badin ?) en tant que tâcheron, t'y vas un peu fort quand même...

Charcuterie du 7ème a dit…

une place économisée, une !

Anonyme a dit…

Je crois bien smart cul que t'as du la faire 10 fois ta blague sur Avnet. Tu dois en être sacrement fier de ce jeux de mot hein ?

J

Mazz a dit…

Ben fier, pas autant que toi d'une manière générale, mais là par contre là il prend toute son ampleur le nom !