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mercredi 29 décembre 2010

2010


Voilà, 2010 va tranquillement laisser la place à 2011. Bilan, classement, classe, pas classe. Ici c'est La Fan Club les amis. On trie, on range, on optimise les malles de rangement. Comme dans n'importe quel grand médias. Parce qu'au fond, c'est exactement ce que nous sommes.

Films:

10- Up in The Air

Une partition autour de la solitude et de la crise de la quarantaine exécutée par un casting brillant. Une vision du monde de l'entreprise glaciale et un regard sur nos morales, nos valeurs sociales ou intimes qui touche juste. Il est même amusant de voir Clooney en ersatz de son propre personnage de la pub Nespresso. Désincarné jusqu'à la caricature, et pourtant rongé par un mal profond et contemporain. Si le film de Jason Reitman (fils de) est si réussi, c'est parce qu'il n'essaie pas de dépasser son cadre. C'est donc d'une finesse et d'une classe visuelle presque inimaginable dans notre cinéma sur un sujet équivalent.

9- Fantastic Mr Fox

Premièrement : rentre chez toi Tim Burton et ton adaptation de Roald Dahl toute boisée. Deuxièmement: Wes Anderson est l'un des meilleurs cinéastes américain en activité. Constant, doué, toujours dans l'exploration des même thèmes sans tomber dans la formule ou la redite. Mr Fox est un trésor d'humour et de poésie. Anderson retranscrit à merveille ses obsessions familiales grâce à ses marionnettes. La mise en scène exprime une humeur d'enfant surexcité par son nouveau jouet. Entourés d'acteurs dévoués à sa cause, il offre l'un de ses meilleurs films.

8- Des hommes et des dieux

Xavier Beauvois fait partie des 5 ou 6 cinéastes français intéressant. C'est à dire du fond, de la forme, un univers personnel et un amour du cinéma qui habite chaque plan. Des hommes et des dieux mérite tout ce qui a été dit de lui. Comment transposer à l'écran une histoire casse gueule et polémique comme le massacre des moines de Tibérine? En réalisant un western. Dans son genre, le meilleur qui soit. Retranchés dans leur monastère, 8 hommes de paix refusent le chantage des armes. L'absence d'ennemi (et donc de manichéïsme) et d'une morale quelconque rende cette leçon de scope admirable.

7- The Wolfman


Voilà une des rares tentatives réussies de reboot/remake d'un classique du cinéma populaire. Il aura fallu attendre. Et pourtant, The Wolfman a connu un développement chaotique, que le spectateur ressent d'ailleurs pendant le film. Joe Johnston, l'homme derrière le classique Rocketeer tient la baraque comme l'artisan chevronné qu'il est. Le parfum vintage que dégage le film est authentique. Peu de synthèse, du latex et du gore. Visuellement on touche du doigt ce grain d'époque qui nous manque tant dans les productions modernes. Du bel ouvrage.

6- The Town

Une bande de ploucs de banlieue terrorise la police de Boston. Ils sont les princes des voleurs. Mais si une amitié peut résister à l'argent, elle résiste rarement aux femmes. Ben Affleck, humblement mais clairement, rentre dans la cour des cinéastes à suivre. Sa fresque policière sent la justesse jusque dans le moindre sweet à capuche de son héros. Parvenir à décortiquer les liens invisibles qui unissent de vieux frères d'armes, élevés à la bière et aux règlements de comptes au milieu de crapules carnivores avec un regard si serein révèle d'un grand talent de conteur. Ses personnages crépusculaires, coincés entre un refus obsessionnel du changement et l'éternel dernier gros coup sont la principale réussite de The Town. Les accompagner jusqu'au bout est un beau privilège que nous accorde Affleck.

5- Wall Street 2, Money never sleeps

Le fascinant parcours d'Oliver Stone continue. Entre le bon et le moins bon. Wall Street 2 pouvait tomber dans la deuxième catégorie, cela n'aurait surpris personne. Une suite opportuniste à son classique des 80's en 2010, voilà comment la terre entière voyait le projet. Mais Stone est bien plus malin que ça. Wall Street 2 utilise l'argument de la Crise comme toile de fond, jamais comme moteur narratif. Voilà qui aurait relever de l'opportunisme et dans le cadre de son récit aurait été complètement contre productif. Ce qui l'intéresse, c'est les hommes qui font le système, et les tragédies qui s'écrivent entre eux. Gordon Gekko crie sa rédemption, passe pour un looser, fait profil bas, pour mieux carotter son prochain. Les jeunes (Labeouf et Brolin) se livrent une guerre dont il connaît l'issue avant même qu'elle ne se déclenche. Voilà la morale de l'histoire. L'argent ne dort jamais, les requins non plus.

4- Inception

Des apparences de thriller et de film d'espionnage pour une pure oeuvre de science fiction. Nolan continue son exploration de son thème favori, l'obsession. Cette vertigineuse plongée dans les abysses d'un esprit malade fonctionne sur tous les niveaux de lectures que nous offre Nolan. Du simple au centuple, Inception n'a pas finit de se faire décortiquer. C'est à ça que l'on reconnaît les films cultes et les grands classiques. Et que dire des acteurs, qui s'engagent tous avec passion derrière un metteur en scène au top de sa forme... .

3- Brooklyn Finest

La production Nu Image de l'année, cela devait être Expendables. Raté, Antoine Fuqua a raflé la mise avec son incroyable polar venu de nulle part. D'une noirceur extrême, l'histoire de Brooklyn Finest parle d'hommes arrivés au bout du chemin (le dernier plan!!). C'est le portrait de chacun qui est dessiné ici. Les ficelles sont millénaires, mais la magie et la foi de Fuqua font le reste et transcendent le film. Encore une fois, tout se joue sur les interprétations parfaites du quatuor de stars. Ils méritent tous un oscar. Il y a du Gray, du Friedkin et du Ellroy dans tout ça.

2- Toy Story 3

Ils sont petits, nous sommes grands. Ils sont immortels, nous vieillirons, inexorablement. Ils nous appartiennent, mais pas vraiment. Ont-ils une âme? Voilà, c'est ici que tout se termine, et que tout recommence. Comparable au départ d' E.T, la fin de Toy Story 3 n'a pas finie de nous faire pleurer, et Pixar de nous émerveiller. Vers l'infini et au-delà...

1- The Social Network

Entretien avec un vampire. La véritable prouesse d'un film qui aurait pu ne rester qu'un spectacle moderne sans recul, c'est son scénario. Aaron Sorkin a transformé l'histoire des créateurs de Facebook en ce qu'elle a toujours dû être, une tragédie. Le talent de Fincher, accroché à la ligne près au script, est de transposer tout ça avec une énergie et un calme incroyable. The Social Network parvient à dresser une liste de tout ce que traverse ces jeunes étudiants dressés pour contrôler le monde. De la luxure à la paresse, l'envie, la gourmandise, la colère, l'orgueil et l'avarice, les protagonistes de ce qui commence comme une mauvaise farce, cumulent tout. Et le principal piège est évité en beauté, car aucune trace de cynisme ne vient ponctuer le récit. Zuckerberg construit son monde en réaction, en opposition. Si Facebook est ce grand média indispensablement inutile, il le doit à la personnalité de son "créateur" dépeinte dans le film. Tout cela est finalement bien triste. La réussite engendre un mal irrévocable, la solitude.
Fincher n'est jamais aussi bon que lorsqu'il éteint toutes les lumières à la fin.

Pour ce qui est des déceptions, 2010 nous aura apporté son lot de catastrophes. Plus ou moins grave, c'est selon, mais de la merde, on en aura bouffé :

7- The Expendables

Scénario boiteux, réalisation hors sujet, manque d'entrain.... voilà pour le crève coeur de Stallone. Dommage.

6- Alice in Wonderland

Burton est cramé, et Disney l'a dépouillé de ce qui lui reste d'inventivité avec une 3D inutile et nauséabonde. Reste quelques jolis plans et un Johnny Depp de plus en plus insupportable.

5- Edge of Darkness

Le retour de Gibson en héros borderline attendra. Campbell ne fait rien de son histoire et n'offre que des miettes à un Mel dépassé par les événements.

4- A Single Man

Tom Ford réalisateur, c'est bien ce qu'on peut attendre d'un type qui vient de la haute couture. Beau mais vide. Les acteurs s'en sortent, mais ça tient plus de la pub pour parfum que d'un véritable long métrage. Ridicule, comme les derniers Wong Kar Wai.

3- The Lovely Bones

Le malaise provoqué par ce film est foudroyant. Peter Jackson et sa femme ont des goûts de chiotte. Jackson s'en remet toujours aux même ficelles pour essayer de nous faire chialer. Les ralentis, les violons, les gros plans de gens qui pleurent, les ralentis (et oui mais il en use tellement)... . The Lovely Bones se vautre dans le risible et affiche les limites de son metteur en scène. Jackson ne sera jamais Spielberg, tout simplement parce qu'il n'en a pas la finesse. Dégueulasse.

2- Machete

Bon là Rodriguez mérite le fouet. Dès que Quentin ne lui tient pas la chandelle, il part en couille. Réussir à faire un film à ce point chiant avec ce casting, c'est criminel. Il ne suffit pas de faire un clin d'oeil au spectateur pour que cela fonctionne. L'intention sans motivation, ça ne donne rien. Fatiguant.

La Horde

Inutile d'en rajouter. Ratage intégral et foutage de gueule absolu. Même pas digne d'un nanard. Uwe Boll a un meilleur sens du rythme, c'est dire. Une expérience inconfortable et putassière. Le pire du pire du pire.

Sonny

dimanche 12 décembre 2010

The futur is now!


Derrière cette phrase se cachent deux choses. Un, SNK. La célèbre (cultissime?) firme japonaise de jeux vidéos. The Futur Is Now était leur slogan. Deux, un top! Et oui, qui dit fin d'année dit top. Classement, prise de tête, mauvaise foi, blablabla. Oui mais aujourd'hui il s'agit d'un top d'une autre sorte. The Futur is Now, pour le top 10 des films les plus attendus des prochaines années. Projets de longues dates sans cesse repoussés, retour aux affaires d'artistes adorés, suites, remake, reboot..... L'attente se solde parfois par de grosses déception. Placer de l'espoir dans une création, quelle qu'elle soit, revient à marcher en talon sur un fil tendu au dessus d'une rivière débordant d'alligators mutants affamés. Combien de fois sommes-nous sorties d'une salle le regard perdu dans le vague, comme si nous venions d'être trahi par un ami? Un certains Rodriguez serait même passé maître dans cet art.
On court le risque.


10- Tron Legacy de Joseph Kosinsky

Une franchise culte, un réalisateur (de pubs et de clips) débutant dans le cinéma avec une pression digne d'une mâchoire de requin blanc sur les épaules, ça ne vous rappelle rien? Si si, David Fincher et Alien 3. Tout le monde connaît la suite. Sauf que pour Tron Legacy, Disney a fait confiance à son réalisateur. Pour ressusciter Tron et peut-être en faire une franchise, il en fallait de la confiance. Le film sera une suite. 28 ans d'écart, Bridges et son Oscar en tête d'affiche, Daft Punk aux partitions... mais sans risque pas de gloire. Tron Legacy bénéficie d'une promotion mastodonte depuis le début de son tournage. S'adressant aux vieux geeks comme aux jeunes pousses, Tron Legacy et sa 3d légitime (le film a été repris presque à sa base pour que le procédé soit exploité à bon escient) s'annonce comme un run jouissif dans les méandres de la réalité virtuelle. Et quel plaisir de voir Disney revenir au cinéma par la grande porte du blockbuster et pas par celle du DTV familial débile.


9- James Bond n° 23 de Sam Mendes

L'agent secret de la reine est comme toujours embourbé dans les problèmes de fric. MGM, studio hébergeant la franchise, a plusieurs fois frôlé la mort (Coppola et Cimino n'y sont pour rien). Depuis le déplorable Quantum of Solace, la mise en chantier de ce n°23 est retardé. La grosse news, c'est que Sam Mendes prend les commandes. Plasticien hors paire et conteur de talent, Mendes saura peut-être regonfler une série qui se repose trop sur ses acquis. Craig rempile, et le scénario est encore secret. Il devrait prolonger et creuser les éléments mis en place dans Casino Royal et sa suite. Bond va donc revenir, mais de toute évidence, Bond est éternel. Le monde ne lui suffit pas et la pop-culture ne peut pas se passer de lui.


8- Tintin et le secret de la Licorne de Steven Spielberg

Déjà c'est un Spielberg, ça devrait suffire pour la mi molle. Mais là, c'est Spielberg en partenariat avec Peter Jackson qui adapte les aventures de Tintin. Rien que ça. Le film s'appuiera sur la technologie d'Avatar (motion capture, photoréalisme, synthèse non-chinoise...) pour recréer sur grand écran l'univers graphique si particulier d'Hergé. Les premières images sont HALLUCINANTES! Pour les millions de fans du reporter belge, c'est le moment de vérité.


7- Red Tails d'Anthony Hemingway

L'histoire d'un bataillon de pilote afro-américain pendant la seconde guerre mondial. Un réalisateur qui vient de la télé (aux US ça n'a pas le même échos): Galactica, Sur Écoute, The Closer... . Le film n'étant pas réalisé par Spike Lee, on devrait éviter quelques lourdeurs. Mais Red Tails, c'est avant tout un projet qui mûri depuis plus de 10 ans dans la tête de son scénariste/producteur. Georges Lucas, puisqu'on parle de lui, voulait même réaliser le film. Il laisse les commandes à un autre et se consacre au développement. Passionné par les avions et la seconde guerre mondiale, Lucas veut faire de Red Tails un film épique. Il n'est pas derrière la caméra et peut se permettre de se planter. On a donc une chance de voire un excellent spectacle.


6- The Warriors de Tony Scott

Voilà le development Hell dans toute sa splendeur. Un scénario sans cesse retravaillé, un réalisateur attaché au projet mais qui n'ose pas se lancer, un buzz négatif... merde on parle d'un remake des Warriors de Walter Hill!! Scott veut déplacer les débats à Los Angeles et promet un plan d'introduction relevant du fantasme. Maintenant que les histoires ferroviaires sont derrière lui, l'homme aux 50 projets pourrait daigner se pencher sur ces Warriors qui n'attendent que son top départ pour ravager la Cité des Anges. Même si nous ne sommes pas fans des remakes, surtout quand on touche aux classiques, ce Scott potentiel nous excite à mort. Un taulier de son calibre en charge d'un film sur des gangs (sujet qui le passionne réellement) cherchant à en détruire un autre, c'est du tout bon. Voilà qu'il faut désormais attendre, attendre un film qui n'existera peut être jamais.


5- Superman, Man of Steel de Zack Snyder

Ce film sera peut-être la première fois que Superman sera véritablement intéressant à l'écran. Reeves vendait du rêve et Synger de la merde. Pour faire vite, les Nolan Bros débauchent Snyder, qui en connaît un rayon en pop-culture et en super héros ( Dawn of the Dead, 300, Watchmen, Ga'hool) sur un premier traitement de David Goyer (scénariste de Blade et Batman Begins). Snyder a réalisé l'impossible avec les Watchmen, mais Supes, c'est presque le niveau du dessus. Attention, il n'est certainement pas simple d'adapter les Watchmen. Cependant pour un type de son calibre et avec son talent, Zack n'avait qu'à suivre les empreintes de Moore et Gibbons. Et oui, parce que Rodriguez s'est contenté de coller à Miller, mais sans talent, le résultat n'a pas la même gueule. Pour finir, dans l'inconscient collectif, Supes est un dieu en collant qui sauve le monde. Cette dream team a pour mission de donner au monde un nouveau Superman, profond, ambitieux et loin des clichés. Reste à savoir qui enfilera le collant.

4- ... de Michael Mann

C'est le patron, quoi qu'il fasse on le suit les yeux fermé.

3- Mission:Impossible Ghost Protocol de Brad Bird

Le réalisateur génial du Géant de Fer, des Indestructibles et de Ratatouille qui passe au live. Là c'est tout simplement de miracle dont on parle. Cruise, qui a souvent eu du nez pour ses collaborations en tant que star/producteur(JJ Abrams sur M:I 3), a certainement choisit l'un des plus grands surdoué d'Hollywood. Si Bird confirme ses dispositions et parvient à replacer Tom Cruise au sommet du box office, il pourra se lancer dans son projet faramineux racontant le tremblement de terre qui faillit ravager San Francisco au début du siècle dernier. Un projet craint comme la peste par les studios, car pour coller à la vision de Bird, on estime que le budget dépasserait celui d'Avatar. En attendant, M:I 4 sera une tuerie. Bird est un génie, un artisan hors norme et sait traiter ses personnages. Bird est grand.


2- Alien Prequel de Ridley Scott

voilà voilà.... la folie. Le père de la série la plus noire de la SF moderne reprend les choses en main. Sans même parler des AVP, Scott passe derrière Jeunet. Rien que pour ça le symbole est fort. Tout recommencera, la Fox souhaitant sans aucun doute relancer la franchise pour continuer à engranger des dollars sur le compte de ce pauvre monstre. Scott, qui affiche une santé de fer, aligne depuis 10 ans les projets clinquants, passant de réussites brillantes (Black Hawk Down, Kingdom of Heaven, American Gangsters) à des récréations mineures (Une grande année, Robin Hood). Mais Scott promet un retour au source, à l'angoisse primaire et viscérale de son chef d'oeuvre. On y croit dur comme fer. On peut déjà dire que tout est bien qui recommence bien.


1- The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

La fin de saga la plus attendu depuis Star Wars. Nolan, qui n'est pas programmé pour décevoir ou faire dans le foirage, va nous assener le coup de grâce. Après The Dark Knight et Inception, comment pourrait-il en être autrement? Bale et lui quitteront la franchise après cet ultime chapitre. Des adieux en forme de chef d'oeuvre?



Sonny

dimanche 26 septembre 2010

Début


Une tradition, c'est important. Cela permet de définir le comportement d'un clan. Certaines balises sont indispensables dans une vie de groupe. Et une des traditions de La Fan Club, c'est le top. Parcourez les archives de ce blog, et tel le docteur Jones vous découvrirez des trésors de classements. Cette fois le sujet d'étude est la scène d'intro.

Devenue un gimmick souvent faisandé et putassier avec les temps, la scène d'introduction est un exercice plus complexe qu'il n'y parait. Lorsque choix est fait de miser sur une première scène forte, plusieurs facteurs doivent permettre au metteur en scène de réussir son coup :

-iconisation immédiate d'un ou plusieurs personnages
-ambiance clairement définie, mystérieuse et/ou dangereuse, mais quoi qu'il en soit le film doit présenter une toile de fond et une saveur particulière
-visuel soigné et tour de force technique (presque) obligatoire
-en plus du choc visuel, la scène doit provoquer une décharge émotionnelle au spectateur.

Let's the ride begin...

10- Speed


Jan De Bont passe plus de 10 minutes à nous présenter son trio de protagonistes principaux. Le tout mixé dans un jeu de cache-cache tendu qui culmine 2 fois! Deux cliffhanger en 10 minutes, entre une chute d'ascenseur et un mexican stand-off à la dynamite. Les deux flics (Reeves et Daniels) n'ont besoin que de 3 répliques pour prendre forme et poser les bases d'un duo qui portera le film sur ses épaules sans problème. Hopper fait le boulot et provoque la crainte autant que la sympathie dans la peau de son vieux fou pas avare en punchline. Gros mots, attitude bad-ass, action maîtrisée, voilà qui ouvre parfaitement ce petit classique de l'actionner et prépare le chaland aux montagnes russes qui s'annoncent vertigineuses. Un des derniers de son espèce.


9- L'arme fatale 2


Joel Silver comprendra très vite l'importance d'une scène d'intro réussie (au rayon de ses réussites on peut compter l'intro démente de Predator 2). Pour sa saga policière culte, chaque épisode devra surpasser le précédent. Le premier présentait ses personnages. Murtaugh à une semaine de la retraite et Riggs au petit déjeuner bière/clope. Pas besoin de se répéter. Le duo de flic le plus classe de l'histoire du cinéma se frottera par 3 fois à des situations fortes en adrénaline. Dans le 3 et le 4, ces micros évènements n'auront aucun lien avec le reste du scénario. Ils serviront de prétexte à explosions géantes et gags très moyens. Le 2 ,lui, s'ouvre sur une poursuite mémorable. Tous les flics du commissariat sont impliqués dans une chasse aux blonds. Plusieurs éléments viennent coller le spectateur dans son fauteuil. Premièrement, aucune explication ne vient préciser le pourquoi du comment. Le message est clair. Pas de temps à perdre. Riggs est hystérique et Murtaugh tout paniqué à l'idée de bousiller la voiture de sa femme (ce qui finira évidemment par arriver). L'éternelle opposition chien fou/vieux sage reprend ses droits. Personne ne comprend le langage des fuyards, ce qui apporte une touche de confusion et un élément dramatique supplémentaire. Plusieurs points de vue, des personnages secondaires solidifiant la toile de fond, des berlines de luxe et des explosions... . La recette fonctionne à plein régime. Il n'y a plus qu'à se laisser porter jusqu'au bout de la nuit. Parce que ce soir il n'est pas flic...


8- À toute épreuve


Du thé on en trouve partout. Des gunfight aussi. Mais pas comme celui ci. Pour ses adieux à la colonie, John Woo décide de bâtir un édifice pyrotechnique sans précédent. Et pour que sa construction tienne la route, les fondations se doivent d'être solides. En donnant le premier rôle à son pote Chow Yun Fat, Woo esquive les présentations. On sait que le "à toute épreuve" du titre, c'est lui. Quelques secondes après avoir joué de la clarinette et enfilé un téquila-tonic, Tequila (Fat) et ses collègues tendent un piège à des trafiquants d'armes dans un salon de thé. Au sommet de sa forme, Woo balance le spectateur dans une bataille rangée en espace clos, une prouesse encore jamais vue. Mais la force de cette séquence, qui annonce la nostalgie dans laquelle baigne le film, réside dans les ressorts dramatiques du scénario. En lieu et place de la confrontation bien/mal, Woo (comme à son habitude) brouille les pistes, opposant in fine flics contre flics. Sur ce, on embarque pour la suite déjà fatigué par tant de violence. Plus de nouvelle du maître depuis.


7- 28 semaines plus tard


L'horrible dénouement de cette séquence justifie presque à elle seule sa présence ici. Fresnadillo comprend qu'il ne peut pas tourner autour du pot. L'ambiance imposée par Boyle sur le premier volet ne laisse pas de marge de manoeuvre. Cette Angleterre est foutue. Les hommes sont des lâches, et leur destin pas très brillant. L'attaque sera brève, sauvage, conclue par un miracle de mise en scène (plans + musique = perfection) dont on ne se relève pas tout à fait. La preuve, le film est bon, mais peine à se hisser au niveau de cette séquence traumatisante.


6- La Horde Sauvage



Pour bien présenter un groupe, le placer dans une situation où tout semble foireux dès le départ demeure une bonne approche. Mais lorsqu'en plus de présenter le groupe de héros, on choisit de présenter le groupe sensé les choper, alors là, la difficulté augmente. Peckinpah, qui n'atteindra jamais plus ce niveau d'excellence, présente au spectateur dans cette introduction :
-une époque mourante
-un groupe de braqueurs vieillissant, soudés autour de leur leader. Les seconds couteaux sont rapidement identifiés (l'ami fidèle du chef, le chien fou, le calme, la brute)
-un groupe de mercenaires chargés de coincer les héros. Composé de redneck dégueulasses et d'idiots du village, ces "bons" sont vite catalogués comme une menace. leur chef est un vieux briscard qui connaît trop bien ses proies.
-une société cruelle, où des enfants torturent des animaux, et ou des prédicateurs de pacotille manipulent de bien trop inoffensifs citoyens.
Voilà comment en à peine 15 minute, le grand Sam annonce ce que sera son film. Un long voyage d'adieu au côté d'hommes exclus de leur monde. Avant de conclure ces 15 minutes dans une version courte de son massacre final. Poussières, sang, dollars et regrets.


5- La soif du mal



Sans être le chef d'oeuvre absolue de son auteur, la Soif du mal est un excellent film. Bien tordu et habité par une volonté de mettre en scène avec un sens du baroque hors du commun. Le plan séquence inaugural fera beaucoup parler, à juste titre. Monument de minutie, cette chorégraphie du chaos n'a pas pris une ride. Welles donne à son film une entrée en matière idéale. Cette histoire de vengeance attrape le spectateur par les tripes dès les premières secondes pour ne plus jamais le lâcher. Bien que très manipulateur, ce procédé est ici utilisé avec génie. Il faut le voir et le revoir, pour assimiler la tonne d'informations délivrées aux quatre coins du cadre.


4- Indiana Jones et le Temple Maudit



Voilà comment Spielberg s'amuse. Et nous divertit. En filmant une comédie musicale chantée par une américaine en mandarin dans un club de Shanghaï. En plongeant le Docteur Jones (plus que jamais James Bond) dans une partie de poker menteur contre les triades. En manipulant le décors, et découpant brillamment toute la séquence. En injectant de l'humour et en épousant un rythme endiablé où tout se mélange, sans que personne ne soit perdu. Introduction exceptionnelle pour la plus grande aventure du Dr Jones, car elle ne s'arrêtera qu'au bout de 2 heures. Le fun balaie tout sur son passage. On trouve dans cette séquence tout le talent de Spielberg et tous les domaines dans lesquels il excelle. Impossible de trouver meilleur dans son genre.


3- The Matrix


Voilà un film au concept si fort, qu'en cas de scène d'intro foireuse, tout peut se casser la gueule. Présenter une idée de monde parallèle en à peine 10 minutes, où les personnages peuvent figer le temps et faire des bons de 15 mètres relève du défi. Un sens du découpage aiguisé, allié à la puissance d'évocation de plans tenant plus du comics que du story board placent immédiatement le spectateur sur les bons rails. On comprend vite que Trinity est du bon côté, et qu'elle va en chier pour échapper aux flics et surtout aux "agents" lancés à ses trousses. À la fin de la poursuite (camion contre cabine téléphonique), on ne sait pas qui a échappé à qui et quelles étaient les véritables motivations de chacun. Mais emballée dans un visuel fort entre deux scènes d'action innovantes, cette séquence nous entraîne fatalement dans le terrier.


2- Snake Eyes


Peu importe que le plan séquence initial n'en soit pas un, mais alors peu importe vraiment. De Palma organise un ballet unique, 15 minutes incroyables, présentant des informations d'une incroyable banalité. On comprend vite que cage est un flic un peu limite, bien dans ses pompes et frimeur. 15 minutes pour nous prévenir. Cage a l'air d'un con, mais il n'en est pas un. Car le complot qui se trame derrière lui va balayer ses principes, en même temps que la tempête va rincer une ville de jeu, de pêché. Pas la peine de chercher plus loin que la théorie. Film laboratoire ultime, les 109 minutes de Snake Eyes reposent sur ces 15 minutes. Comment donc passer 94 minutes à démêler les 15 premières, où il semblerait que l'on ne voit rien? Asseyez vous et assistez à une leçon d'entertainment comme il est très rare d'en voir. Il est d'ailleurs très amusant de regarder en boucle cette première séquence, et de déceler peu à peu les ficelles et les techniques de De Palma. En même temps que la maîtrise affichée pour mettre en place un tel casse tête. Maîtrise.


1- Strange Days


Un plan séquence en vue suggestive, où l'on court, respire et meurt avec le héros. Une idée fantastique qui permet à Bygelow de rentrer dans le vif du sujet. Le voyeurisme et le plaisir (lié au danger) qu'il procure. Idée de science fiction génialement mis en scène, la sensation par procuration est tout de même l'un des moteurs du cinéma de divertissement. Être le héros, sauf qu'ici c'est jusqu'au bout. Techniquement folle, cette séquence d'introduction comprend tous les éléments indispensables pour réussir son entrée en matière.


Sonny

mardi 5 janvier 2010

Ma clème musicale 2009 à moi...

Je commence par la musique.
Le plus difficile.
Pas vraiment un album qui se dégage cette année, pas de 808 ou de Alive ce coup ci...
De très bonnes choses néanmoins.

10. Bat for lashes "Two suns".

Parce qu'un album qui fait la part belle à "Karaté kid" aura toujours une place près de mon coeur. Bon ok y a d'autres raisons mais elles sont trop nombreuses, faut juste écouter la voix unique de Natasha, que certains se sont bien trop vite empressés de rapprocher de celle de Bjork.



9. The juan mclean "Future will come"
Le son DFA ne mourra jamais. Rares sont les groupes qui écrivent des chansons pour les dancefloor.
L'autre face de New York !



8. Yeah yeah yeahs "It's blitz"
J'aurai presque pu mettre cet album seulement pour les deux bombes absolues qui ouvrent l'album, oui mais voilà, le reste est excellent aussi...



7. Charlotte Gainsbourg "IRM"
Oui je sais je vais me faire allumer.
Mais premièrement je vous emmerde.
Et deuxièmement, je défie quiconque me dire qui peut rivaliser avec beck quand il est dans cette forme là, enfin la fille Gainsbourg chante...



6. The dead weather "Horehound"
Des guitares, de la poussière, le sale sud, Alison Mosshart en bombe sexuelle et Jack White à la baguette.
Surement ce que l'on appelle le rock'n roll.



5. Dj Medhi "Red, Black, Blue"
Pas vraiment un album de Mehdi, et pourtant.
Pourquoi cette impression que c'est lui qui les invite et pas l'inverse ?
Un vampire je vous dis.



4. Jay Z "The blueprint 3"
Le retour du boss. C'est lui qui a décidé que l'autotune était mort au moment ou tout le monde l'utilisait.
C'est dire le pouvoir du bonhomme...
Et puis écrire l'hymne d'une ville comme NYC n'est pas à la porté du premier venu.



3. Phoenix "Wolfgang Amadeus Phoenix"
Cette année Phoenix explose aux états-unis, le groupe trouve enfin la reconnaissance du public en France, et surtout, signe le meilleur album de pop de l'année, le plus classe.
Et Zdar aux manettes pour en faire, en plus, un disque dansant !
L'élégance Française qui rend fier.



2. Raekwon "Only Built 4 Cuban Linx II"
Le retour du chef. le retour du WU, le retour de New York dans toute sa mythologie Wutang !
Un flow toujours inexpliqué, une attitude de gentil gangster, un ami qui revient de loin.
Le meilleur album de rap depuis... longtemps.



1. Gossip "Music for men"
Beth Dito s'impose comme icône, Rick Rubin leur dit quoi faire et quand, le groupe trouve sa voie sous le soleil de Santa Monica.
Un album obèse de hits.
Enervé et glamour à la fois.
Im-pa-ra-ble.



J.

mercredi 25 février 2009

LES OSCARS 2009 VOLUME 1

Les Oscars Vol.1.






La Fan Club

samedi 14 février 2009

Nolan's favorite.

Christopher Nolan, le réalisateur anglais (il a la double nationalité depuis peu, mais quand même) est un peu un geek. Il a donné sa liste de ses dix films préférés. La Fan Club vous fait suivre cette information de la plus haute importance. Nous rappelons également qu'il n'est pas nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur réalisateur.

10-Topkapi
09-The Man Who Would be King
08-Star Wars (he he, il a du goût ce mec)
07-On Her Majesty's Secret Service (le meilleur Bond, d'ailleurs Nolan aux commandes d'un Bond ça aurait de la gueule)
06-Lawrence of Arabia
05-The Hitcher (un petit slasher au milieu de tout ça)
04-Chinatown (LE scénario! On comprend la qualité des scripts des deux frangins comme ça)
03-Blade Runner
02-The Black Hole (une petite place pour la nostalegie enfantine)
01-2001 : a Space Odyssey (honneur au patron)

Du tout bon. Fan Club Approuved.





Sonny

lundi 5 janvier 2009

DA HUNTER'S HUNT LIST 2008



TOP SINGLE

1- this i love - guns’n’roses
2- izi life - booba
3- salade, tomate, oignions, (yuksek remix) - booba
4- kids (soulwax remix) - mgmt
5- pocket piano ( joaquim remix) - dj mehdi
6- stress ( auto remix ) - justice
7- shoot me down - lil wayne
8- revolte at 22h10 - danger
9- condamné underground - tito mendoza
10- i am jim morrison and i am dead - mogwai
11- dog - sebastian
12- Sexual sportswear - Sébastien Tellier
13- the Greatest Man That Ever Lived (Variations on a Shaker Hymn) - weezer
14- one day as a lion - one day as a lion
15- american boy - estelle feat. kaynie west

TOP ALBUM

1- chinese democracy - guns'n'roses
2- 0.9 - booba
3- the hawk is howling - mogwai
4- tha carter III - lil wayne
5- oracular spectacular - mgmt
6- End titles stories for films- unkle
7- death magnetic - metallica
8- The Age of Understatement - the last shadow puppets
9- black ice - ac-dc
10- paper work - volcano

TOP FILM

1- the dark knight
2- hellboy 2
3- no country for old men
4- dans la vallée d'hela (sorti en decembre 2007 mais vus cette année)
5- wall-e
6- ponio
7- mesrine (part.1)
8- beowulf (director's cut 2008)
9- mad detective
10- flashpoint

(pas encore vus into the wild,two lovers et there will be blood donc reserve mon jugement final)

THE YEAR HUNTER

Top of the top, les meilleurs des meilleurs !

Pfff, bon voilà le top 10... pas très simple d'en garder que 10. Ca peut changer à tout moment mais ça vaut ce que ça vaut...

Top Movies:



1/Batman Dark Knight
2/No Country for Old men
3/ Two Lovers
4/ A bord du Darjeeling Limited
5/ Wall-e
6/ Be Kind Rewind
7/ In Bruge
8/ Rock & Rolla
9/ Mad Detective
10/ The Mist (et oui, a cause de toi Guy, il prend la place de Mesrine)

et les Popcorn d'or sont pour Hellboy 2 (même s'il est sans doute plus), Kung-Fu Panda et Iron Man !

Top Albums:



1/ Dark Knight Soundtrack
2/ MGMT - Oracular Spectacular
3/ Iron Maiden - Somewhere back in time
4/ Motörhead - Motorizer
5/ Justice- A Cross the Universe
6/ Portishead -Third
7/ the Kills - Midnight Boom
8/ The Last Shadow Puppets - The Age of Understatement
9/ Coldplay - Viva la vida
10/ Zombie Zombie - A Land for Renegades


Mortadelle

jeudi 1 janvier 2009

C'est grosse saveur 2008 !

Et voilà 2008 c'est fini. Maintenant c'est 2009. Putain déjà 9 ans que l'an 2000 est passé... Mais ou elles sont les voitures qui volent, ou sont les télétransporteurs, les villages sous la mer ? Ou sont les promesses des scientifiques des années 60 et 70 ? Ben non à la place on se tape des crises boursières, des attentats, ou encore des jets de chaussures sur président de merde. C'est nul. Pfff allez j'préfère encore faire des listes, parce qu' au final, mes listes, elles sont plus belles que nos vies.

Les flims :



10. The darjeeling limited
9. In bruges
8. Into the wild
7. Step Brothers
6. There will be blood
5. Hellboy 2
4. Two Lovers
3. No country for old men
2. The dark knight
1. Wall.E

Et même s'il ne trouve pas sa place dans mon top 10 je met une mention très spéciale à Jeff et son ambitieux et très réussi Mesrine !

Les ablums :



10. With a buzz in your ear... / Sigur Ros
9. Santogold / Santogold
8. Pro tools / GZA
7. Tha carter III / Lil Wayne
6. 0,9 / Booba
5. Products of the 80's / Prodigy
4. A cross the universe / Justice
3. The age of the understatement / The last shadow puppets
2. The dark knight / Hans Zimmer & James Newton Howard
1. 808's & Heartbreaks / Kanye West

Les (20) tirtes & snigles :



20. Molotov 4 / Sefyu
19. She loves everybody / Chester french
18. Stress (auto remix) / Justice
17. Pork and Beans / Weezer
16. Bastards rendez-vous thème / Avedik
15. Viva la vida / Coldplay
14. Twenty one one zero / Phoenix
13. See you in my nightmare / Kanye west Feat. Lil Wayne
12. Salades, tomates, oignons / Booba (Yuksek rmx)
11. The age of the understatement / The last shadows puppets
10. Sonny J / Handsfree
9. Shoot me down / Lil Wayne
8. Like a dog chasing car / Hans Zimmer
7. Dog / Sebastian
6. Kids / MGMT
5. Garcimore 2 / Booba
4. Paper Planes / M.I.A
3. Planisphère part.4 / Justice
2. LES artistes / Santogold
1. Pocket Piano / Dj Mehdi

Et enfin le cilp de l'année :


Justice: Stress from Tucker on Vimeo.

Justice / Stress.
Rea: Romain Gavras.


Et voilà, en attendant 2009...

Paix sur terre et guerre au crime.

Ouais gros